Mercredi 15 avril 2009
3
15
/04
/Avr
/2009
12:34
J2, Vendredi
Première heure, je sonne donc aux consultations, comme on m’avait suggéré de le faire la veille. J’expliquais ce que j’avais et je demandais le docteur X. Fort pris, je n’avais pas eu de
rendez-vous. J’insistais pour qu’on fasse le nécessaire pour m’intercaler mais la secrétaire ne pouvait joindre le docteur X. Ayant eu la veille, par le service de consultation, le numéro de son
cabinet à son privé, je pris les devants. Je tombais sur sa secrétaire en expliquant à nouveau le pourquoi de mon coup de fil, quand celle-ci me dit que le docteur X ne faisait pas les pieds mais
les genoux et les hanches…super ! Je commençais à me poser des questions sur ce qu’on m’avait prétendu la veille aux urgences…conclusion…ils ont une fâcheuse tendance à te prendre pour des
cons…
Je ressonnais aux consultations de la clinique, en lui expliquant que je venais d’avoir le cabinet de consultation du docteur X et qu’il ne pouvait rien faire pour moi et lui demandais quel
chirurgien pouvait m’être utile et quand pouvais-je le rencontrer au plus vite. Docteur Y me fut recommandé par une connaissance ayant subit la même chose que moi et sa réputation était
correcte…Ok, je prends. Rendez-vous ce vendredi après-midi. Ah, les choses avancent.
Je m’arrangeais pour me trouver un lift, et ma sœur, très dispo une fois de plus, m’accompagna. Docteur Y, homme d’une cinquantaine, cool, branché, sûr de lui, il avait la
réputation d’être froid, ce que je ne trouvais pas. Certes pas très causant, mais je ne pense pas que ce soit la principale qualité des chirurgiens. Palpations, diagnostic, écho, déterminer
l’emplacement de la rupture. « Vous rentrez dimanche 16h, opération prévue lundi ». Ah ben ici, ça ne traine pas.
Par Nico tendon d'or
1
Mercredi 15 avril 2009
3
15
/04
/Avr
/2009
12:22
Jour 1, lendemain du trauma, jeudi.
La nuit ne s'est pas trop mal passée. Pas de forte douleur. Le bas du lit surélevé et position sur le dos.
J’allais travailler quand je racontais mes aventures aux collègues. Il se fait que le compagnon de G travaille dans un centre hospitalier et, sportif, il a subi une opération à l’épaule. Il m’a
bien mis en garde de faire le bon choix de chirurgien. Mes parents, sœurs et amis me mirent la pression…il paraît que…il paraît que lorsqu’il s’agit d’une rupture complète, il ne faut pas traîner
pour opérer…plus on attend, plus on complique l’intervention…Les chirurgiens et docteurs ne montraient en tous cas aucun signe d’empressement (il fallait tout de même pas
dépasser la semaine). Ma sœur, ne se posa pas de question, vint me chercher fin de journée au bureau et m’emmena au service d’urgence de l’hopital où mon beau frère travaille. Un ami qui venait
de subir le même trauma que moi venait de lui dire que son kiné recommandait vivement d'opérer dans les 4 jours. Nous voilà en route pour les urgences, phase 2, mais cette fois-ci, c'était vers
un autre établissement que nous nous dirigions. On me fit attendre dans une salle, une stagiaire vint me poser des questions générales, puis vint le docteur responsable du service.
Dans mon entourage, on m’avait recommandé un docteur mais apparemment sa spécialité n’était pas le pied mais le genou (je ne le savais pas encore). Je ne sais plus si c’est moi qui ai demandé à
le voir mais toujours est-il que ce docteur de garde est revenue vers moi quelques minutes après en me disant qu’elle venait de l’avoir en ligne et que je devais prendre un rdv avec lui le
lendemain matin à la première heure. Je quittais les lieux avec ma sœur, toujours pas plus avancé.
Bah, ça m'a fait une petite promenade. En tous cas, je remercie ma soeur de s'être occupée de moi de cette façon.
Par Nico tendon d'or
0
Mercredi 15 avril 2009
3
15
/04
/Avr
/2009
12:16
Arrivé aux urgences, me voilà reçu par le docteur de garde. Premier test : à quatre pattes sur la table de médecin, palpation du mollet. Côté
non trauma : le pied bouge ; côté trauma, le pied ne bouge pas. Diagnostic rupture complète. J’étais à peine surpris, le claquement suite à la rupture avait été tel que je ne
m’imaginais pas une simple déchirure. Le docteur n’était pas sur de lui : "il y a peut-être des fibres intactes…". Bref, finalement, je ne savais plus trop quoi, mais à la
limite, je m’en fichais. Pour moi, le plus important était de rencontrer le chirurgien le plus rapidement possible et qu’on réfléchisse activement à la suite. L’opération, je m’en doutais, je ne
pouvais pas y échapper, donc autant que ce soit fait dans les plus brefs délais. On était mercredi soir, le rendez-vous avec le spécialiste m'était proposé le lundi après-midi. Apparemment, il
n’y avait pas d’urgence…le chirurgien était full. Et c’est partout pareil…merci le numérus closus. On m’a fait une belle gouttière en plâtre…ça faisait longtemps que je n’avais plus humé ce
mélange d’odeur de clinique et de plâtre. Je me sentais presque familiarisé avec les locaux bien que c’était la première fois que je mettais les pieds (ou plutôt le pied qui me restait) dans ce
service.
Je l’avais mauvaise d’attendre jusque lundi après midi pour rencontrer le chirurgien. Mais, faut faire confiance aux docteurs, je rentrais chez moi, avec ce magnifique plâtre. Douloureux, un peu
mais sans plus. C’est plus supportable qu’une entorse. Je n’ai pas cherché non plus à trouver mon seuil de douleur et je laissais le pied tranquille.
Par Nico tendon d'or
0
Vendredi 20 mars 2009
5
20
/03
/Mars
/2009
13:27
Mercredi 4 mars 2003
La saison cyclo est en route, et pour moi, c'est synonyme de préparation active du challenge de l'année que nous nous fixons avec les potes de la Pédale d'Or (une fameuse équipe ceux-là).
Cela a commencé par grimper l'Alpes d'Huez, puis l'année suivante, le Galibier, ... et cette année nous préparions notre participation à l'Ardéchoise...Pour moi c'est rapé.
Voilà comment ça se passa.
Engagé depuis le début de la saison avec une équipe de volley en corpo, ce soir du 4 mars, la saison touchant à sa fin et les enjeux n'étant plus très importants, j'avais prévu de faire l'impasse
sur le match pour me rendre au cours de spinning et faire tourner les jambes avec mon pote Tibo. En manque d'effectif, j'ai fait une croix sur le spinning et me suis rendu au match de volley.
Le coeur n'y était pas, notre adversaire se baladait dans le fond du classement,mais ce soir-là, nous ne valions pas mieux, on jouait tous comme des clenches et dans ma tête, je me disais que
j'aurais mieux fait d'aller faire du vélo... ça se confirma après la perte du premier set. On rejouait depuis dix minutes quand le délais de mon indisponibilité sportive se déclencha...
l'adversaire renvoya une courte au-dessus du filet, je démarrais vers la balle, quand je senti comme si mon talon tapait sur le banc des réservistes...ce qui fut bizarre c'est que je me trouvais de
l'autre côté de l'endroit où se trouvait le banc... je me suis dit "mais quel est le con qui est venu mettre le banc derrière moi alors qu'on joue?" Je me suis retourné en m'imaginant voir
quelqu'un et le banc, mais personne...Le son d'un coup de fusil et ce vide me fit vite comprendre ce qui m'était arrivé... Couché par terre, douloureux sur le coup, finalement je râlais plus de ce
qui m'arrivait et des conséquences que je n'avais mal.
Par Nico tendon d'or
2